Le vélo revient. Et il est accompagné de petits nouveaux tels que la trottinette électrique, les monoroues ou encore les hoverboards. Outre une cohabitation parfois difficile en ville, nombreux sont les points à éclaircir et à améliorer.

L’échéance des élections approche. Mais l’équipe municipale messine en place a encore un sujet qu’elle tient à porter : les solutions permettant une mobilité alternative à la voiture. Guy Cambianica, adjoint en charge des mobilités à la mairie de Metz, parle de deux échéances importantes. Ce 17 février sera voté le nouveau PDU (Plan de Déplacement Urbain) avant le début du prochain mandat municipal. Ce qui est en jeu, c’est notamment une meilleure circulation des nouvelles solutions de déplacement. Reconfigurations de rues, jonctions de pistes cyclables, parkings relais et de covoiturage… Un programme capital pour ne pas rater le virage écologique. Une nouvelle ligne de Mettis est également à l’étude. Elle relierait Frescaty à l’hôpital Schuman. « A la différence des premières lignes de BHNF (bus à haut niveau de fréquence), celle-ci devra embarquer le long des voies un espace piéton et un espace vélo. C’est une obligation légale », annonce-t-il.

Le second rendez-vous se déroulera le 5 mars prochain. « Nous bâtirons les arrêtés municipaux liés à l’usage de la trottinette et autres nouvelles solutions électriques. Faut-il différencier trottinettes électriques et manuelles, obliger le port du casque ? Il y a un certain nombre de choses dans la loi qui ne sont pas totalement fixées et qu’il faut préciser », annonce l’adjoint municipal. Il évoque aussi des discussions depuis plus d’un an pour la mise en place de trottinettes électriques en libre-service, avec éventuellement des limitations de vitesse par zone.

Force est de constater que Metz accuse un retard dans le domaine des alternatives aux voitures. « Avant 2008, la municipalité ne se préoccupait pas de cette question », rappelle Sébastien Koenig, adjoint en charge de la sécurité à Metz, « Elle avait réussi à faire interdire l’usage des vélos sur le plateau piétonnier et il fallait même verbaliser. Aujourd’hui on est en déficit de pistes cyclables ». Après être revenue en arrière, la ville semble maintenant tout mettre en œuvre pour rattraper ce retard et permettre à tout un chacun de cohabiter. Et la police municipale détient un rôle majeur de prévention et d’accompagnement au quotidien pendant cette phase de transition urbaine. « On est dans une phase d’observation. Il faut être dans des logiques de pédagogie et faire preuve de pragmatisme », rappelle le chef de la police municipale qui martèle ne pas être dans une optique laxiste : « Il faut permettre l’efficacité des modes de déplacement doux ». Et les consignes du maire ont toujours été fermes à l’égard de ceux qui entraveraient la circulation des nouveaux modes de mobilité. L’adjoint à la sécurité martèle que « les consignes à la police municipale sont une tolérance zéro pour les automobilistes stationnant sur les pistes cyclables ou les voies de bus ». En 2019, 388 véhicules ont été verbalisés à hauteur de 135€ pour avoir stationné sur une voie cyclable. 274 dans les couloirs de bus. Il reste maintenant à savoir si ces mesures vont porter leurs fruits au cours des prochains mandats.

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